04.01.2010

Dernier souffle

Ces quelques lignes pour vous souhaiter à tous une bonne année. Avec les voeux de notre comité, nous souhaitons encore une fois remercier tous ceux qui ont soutenu ce projet.

Nous nous retrouvons au prochain conseil municipal pour voir cette délibération et son PV approuvé. Ce dernier vote clôtura notre référendum et notre engagement face aux électeurs.

La Nouvelle Mairie est morte, vive la nouvelle mairie!

Marc Kilcher

28.12.2009

Finalement le bon sens a prévalu

"Pas de référendum à Thônex. Mardi soir, le Conseil muncipal de Thônex a annulé le crédit de 20 millions pour une nouvelle mairie. Le Conseil municipal l'avait voté fin septembre. Ainsi, le référendum lancé avec succès par l’UDC et divers droites est devenu sans objet. Un nouveau projet décentralisé, moins coûteux, va être étudié. TdG | Dominique von Burg | 23.12.2009 "

Le 22 décembre 2009, le Conseil municipal de Thônex a voté, à une très large majorité, un projet de délibération annulant la délibération du 29 septembre 2009 octroyant une somme de CHF 20,256 millions pour la "réorganisation (sic) des bâtiments de la mairie", autrement dit le projet de "Palais municipal", l'objet même de ce blog. Une alternative nettement moins coûteuse a en effet été "découverte" peu de temps après la confirmation, par le service des votations, du succès de la récolte de signatures pour un référendum communal contre la décision du 29 septembre. L'alternative n'est pas inintéressante, alors arrêtons de nous formaliser et ne nous acharnons pas sur les raisons possibles de l'apparition à point nommé de ce projet, mais évaluons-en plutôt les mérites en toute objectivité: ce qui veut dire sans précipitation, en examinant aussi d'autres alternatives, en mesurant l'impact financier d'une telle réalisation - car dix ou douze millions reste tout de même une somme importante - et en nous donnant tout le temps nécessaire pour convaincre le Conseil municipal, sinon à l'unanimité car il restera toujours quelques opposants irréductibles, mais au moins à une écrasante majorité, les quelques adeptes de l'esprit critique et du doute cartésien compris.

(v. aussi http://unegeneveouvertedynamiqueetoptimiste.blog.tdg.ch/a... )

AS

07.12.2009

Histoire d'un fiasco

Dans la Julie de ce matin (http://www.tdg.ch/geneve/actu/mairie-thonex-referendum-ob...), nous apprenons que le Conseil administratif s'apprête à faire annuler sa délibération d'octobre sur le projet de construction de la nouvelle mairie. En clair, plus de projet à CHF 28 mios, plus de nouvelle Mairie sur les ruines de la Salle Louis-Valencien.

Devons-nous être content de cette annonce? OUI et NON

Oui, car nous avons ainsi atteint notre objectif. Grâce au soutien des Thônésiens, nous sommes arrivés à faire modifier une décision du conseil municipal. Nous avons montré par l'engagement collectif et le travail de terrain de nos militants, amis et sympathisants que nous ne voulions pas de ce palais à nos frais. Bravo encore à tous.

Non, car franchement la politique ne sort pas grandie de ce fameux (et fumeux) plan B qui sort du bois exactement trois semaines après que le service des votations a validé nos 1'500 signatures. Comme quoi, le père Noel est déjà passé par Thônex pour offrir à Messieurs Decrey et Détruche un joli terrain, comme par hasard au bon moment et à un prix dérisoire.

Monsieur von Burg dans son article parle de "reculade pour échapper à un désaveu populaire." Certes il s'agit de cela.

Mais il pourrait paraître opportun de rappeller quelques étapes clés et quelques chiffres dans cette cacade lamentable qui nous a tous coûté de l'argent (A l'heure actuelle plus de CHF 800'000 de frais de mandataire payé par lrs impôts), du temps et de l'énergie.

(1) Le projet est initié par un concours en 2005-2006 qui à ce moment fait l'unanimité autour de la table des élus.

(2) Au lieu de faire une commission adhoc pour procéder à l'évaluation et la réalisation en détails des plans et budgets (comme pour d'autres projets communaux telle l'école), le Conseil administratif choisit la voie de la commission unique. C'est donc la seule commission des travaux qui pendant 3 ans ( 3 ans de réunion, de discussion, d'invitation à des mandataires, de consultation auprès de l'architecte)   fera le projet de nouvelle mairie. 

(3) Arrive en décembre 2008 un projet devant la commission des finances pour validation, le projet est dans sa forme initiale budgétée à CHF 28 mios. Comment une commission de 11 personnes qui vient de construire une école à CHF 40 mios, peut-elle cogiter, massérer un projet d'une telle envergure pour un montant de chf 28 Mios sans un rappel à l'ordre de l'executif? Mystère. (Pour rappel, Thônex ne récolte par année qu'environ CHF 23 mios de revenus d'impots sur les personnes physiques). Le mal est fait et le doute s'installe, sur ces CHF 28 Mios, il y en a pour environ CHF 800'000 de frais de mandataires.

(4) Les commissaires des finances refusent cette monture à CHF 28 Mios. Trop cher!

(5) Pendant les fêtes 2008, comme l'a relevé M.Kilcher en mars lors du Conseil Municipal, le mandataire revoit sa copie avec le service technique (sans passer par la commission des travaux), coupe par ci-par là et revient devant les commissaires des finances directement pour un projet sur papier à CHF 20 mios. Bel exercice démocratique pour les commissaires aux travaux qui n'ont été consultés que rétroactivement.

A croire que le père Noel est souvent de passage à Thônex: en 2008, il arrive à faire économiser CHF 8 mios au budget de ce projet. En 2009, il trouve un nouveau terrain pour le Conseil Administratif.

(6) Février-mars 2009: premier passage au Conseil municipal, le projet à CHF 20 mios ne satisfait ni la gauche ni le PDC (qui voulait le projet initial à CHF 28 Mios) ni les opposants initiaux à tout projet. Projet balayé.

(7) En septembre 2009, alors que Madame Rochat se lance dans la course au Conseil d'Etat, rebelote, Messieurs Détruche et Decrey ignorent le probable conflit idéologique entre un message de rigueur souhaité en période de crise par les Libéraux du canton (qui soutiennent Madame Rochat) et un message en décalage oû la commune de Thônex, commune de Madame Rochat, responsable des finances, se vote une nouvelle mairie à CHF 28 Mios avec un budget dans le rouge de plus de CHF 3 Mios pour 2010.

Il faut concéder que ne pas comprendre que le premier parti de la commune (Libéral) va avaler une telle couleuvre sans broncher , est pas très malin de la part de deux stratèges rompus à la politique que sont les deux autres Conseillers adminsitratifs.

(8) Les libéraux d'ailleurs se cabrent vite: contexte économique morose et politique cantonale oblige. Ils refusent ce même projet et rejoignent à titre privé les probables référendaires.

(9) Avec une majorité courte (PDC, Radicaux et Socialistes), passage en force réussi au conseil municipal de septembre 2009 pour nos deux CA, les Dupont et Dupond de la construction.

Un projet identique à celui de mars 2009 à CHF 20 Mios est présenté et approuvé à 14 contre 8. Comme annoncé, le référendum est lancé.

(10) Dans un barroud d'honneur, Monsieur Decrey appelle tous ses contacts dans la commune: retraités, membre des jardins familiaux, employés de la Mairie. Interdiction formelle est donnée de soutenir ce référendum.

Dixit: "De toute façon, pour qu'un citoyen sur 6 signe ce référendum, y arriveront pas à le faire...et pis y ..a les vacances d'octobre". Soit, c'est de bonne querre, c'est d'ailleurs la guerre des boutons qui commencent ;o)

(11) 1'500 signatures sont récoltées. Messieurs Détruche et Decrey prennent peur et trouve un autre terrain. L'histoire du Plan B peut alors commencer. La Salle Louis Valencien est sauvée et notre portefeuille aussi...pour l'instant en tout cas.

Conclusion: Quand le journaliste retranscrit les paroles de Monsieur Détruche comme suit:

Quant à l’opposition de droite, elle se targuera d’avoir fait reculer l’Exécutif. Mais le soutiendra-t-elle pour autant? Claude Détruche en doute: «Certains risquent de s’opposer même au plan B, parce que leur fonds de commerce est de faire de l’opposition.»

ce n'est pas tant un plan B qui fait peur à certains membres du comité référendaire, c'est surtout une manière bien médiocre et amateure de faire de la politique et donc de gérer les deniers publics qui nous fait peur.

Tant d'aveuglement, de précipitation, pour ensuite "se retirer sur la pointe des pieds" d'une manière aussi triste. Cela ne présage que le pire pour le Plan B....et c'est bien dommage, car dans le fond Thônex doit avancer.

Au fait pour les frais du mandataire?  M.Détruche lui demande de refaire une addition et de la rajouter au plan B directement (qui commencera donc avec un cout fixe de CHF 800'000) ou nous lui payons cash nos arriérés et nous arrêtons toutes ces futilités.

Finalement, Monsieur von Burg a oublié d'aborder un dernier volet dans son analyse (mais ou avait-il la tête? on croirait presque que son sentiment chrétien-social l'a aveuglé dans cette histoire. Sans rancunes...). Est-ce que dans la balance de choisir la reculade, n'y a-t-il pas aussi eu la probable élection de Monsieur Uehlinger comme remplaçant de Madame Rochat pour les Libéraux?

Car ne nous détrompons pas, MCG et UDC ont fait de bons scores sur la commune. Les libéraux n'ont en aucune mesure démontré un réel soutien à ce projet (parmi eux nombreux ont d'ailleurs soutenu le référendum) et Monsieur Détruche, radical, s'est retrouvé avec les PDCs et les socialistes pour défendre ce projet, alors que ses cousins libéraux étaient contre.

Or il devient difficile dans ce contexte de faire élire un libéral au nom de l'Entente le 21 mars (élection complémentaire) quand le 7 mars, soit 3 semaines avant, l'Entente se serait affrontée sur ce référendum.

La "realpolitique" a donc gagnée au détriment du jeu démocratique!